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Libre et intègre ?

La communauté intéressée par la musique libre a fait monter la pression ces derniers jours. Dans plusieurs forums y compris les notres, des membres s’inquiétaient de notre tolérance concernant les artistes manifestement inscrits à la SACEM. Sous cette pression, nous avons entendu le message et masqué des albums à la fois sous licence libre et gérés par des sociétés de collecte.

Quel est le problème ? Jamendo impose aux ayants droits utilisateurs de notre plateforme de choisir une des 6 licences Creative Commons ( ou art libre ) comme licence pour le public. Les artistes utilisateurs de Jamendo doivent être donc en capacité de le faire. En particulier, leurs compositions doivent être personnelles (pas de reprises), et aussi, ils ne doivent pas avoir d’engagement antérieurs qui empêchent de le faire.

Le premier point n’a jamais été ambigu : plus de 400 albums ont été refusés depuis le début de jamendo car ils ne contenaient pas uniquement des compositions personnelles.

Les engagements antérieurs sont un sujet plus complexe : être sociétaire d’une société de gestion collective comme la SACEM, c’est avoir donné un mandat de gestion exclusif de ses oeuvres à cette société d’auteurs. Les artistes-compositeurs sociétaires de la SACEM, en prenant des largesses avec leur contrat de sociétaire, prennent des risques avec leur contrat, font prendre des risques à Jamendo, et vont donc faire prendre des risques à ceux qui partagent de toute bonne foi de la musique libre trouvée sur Jamendo.

Et quand on lit où ça peut mener, on comprend que les gardiens du dogme de la musique libre fassent pression sur Jamendo.

L’esprit de Jamendo, c’est d’ouvrir les oreilles, d’écouter des musiques sous licences qui autorisent le partage, la découverte à l’infini. C’est de mettre ces musiques légales dans les plus grandes plateformes d’échanges et de découvertes du monde : les réseaux peer to peer. Pour nous, les licences libres sont l’outil adéquat pour créer cette découverte, cet échange.

Jamendo ça marche : des dizaines de milliers d’écoutes en streaming par heure, des terabytes d’albums envoyés par semaine sur BitTorrent et eMule/eDonkey, des dizaines d’entrées dans des blogs par jours. Plus de 300.000 visiteurs uniques par mois, 5 à 10 nouveaux albums par jour, …
Facile de comprendre que de nombreux artistes inscrits dans les sociétés de collecte, pour certains avant même que l’internet que nous connaissons aujourd’hui n’existe, veuillent nous rejoindre. Mais leur désir de nous rejoindre ne peut aller contre leurs engagements précedents. On peut trouver plein d’informations à ce sujet sur Internet.

Libre et intègre, c’est donc l’oxymore du moment.

Pour finir sur une note optimiste, nous ne comptons pas baisser les bras face à ce problème. Nous avons des rendez-vous réguliers avec la SACEM depuis le début de Jamendo et il sera explicitement à l’ordre du jour de notre prochaine rencontre avec eux au MIDEM de trouver un mode de fonctionnement pour permettre aux artistes sociétaires de publier leur musique sous licences libres.

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3 Responses to “Libre et intègre ?”

  1. JoKoT3 Says:

    “toute bonne foie” –> hum hum “toute bonne foi” plutôt :D

  2. toots Says:

    Si seulement vous arriviez à leur faire accepter les licences libres…

  3. Purjus Says:

    Pour moi qui écoute de la musique 24h/24et qui veut toujours écouter des nouveaux sons, je ne peux pas me permettre d’acheté 10 albums par jour!! Donc qu’est ce que je fais? J’écoute des web radios, je pourais aussi écouter la radio hertzienne mais trop de pub et pas assez de bonne musique. Par contre de temps en temps j’achete quand même des albums histoire de récompenser les artistes (j’ai été musicien avant je faissais de la musique electronique j’ai même sorti un vynil à l’époque et je sais que c’est chaud de juste rentabliser les machines achetées donc.. voila quoi faut aider un peu les artisques quoi.

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